SAINT GERMAIN PRÈS HERMENT-Auvergne-Puy De Dôme 


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La vie du dernier curé de St Germain-près-Herment

Ne cherchez ni église, ni cimetière à St Germain-près-Herment, vous trouverez tout  juste leurs emplacements au lieu-dit de St Germain .
En effet, plusieurs années avant la Révolution, l'église est déjà en grand état de vétusté ; le presbytère et la chapelle sont tous deux  en ruine.
En 1793, les bâtiments
 sont vendus et transformés en habitation dont il ne reste de nos jours qu'une grange et une ruine .

 

 

La paroisse   ................................................................................................................................................

Au 17e siècle, la paroisse de St Germain-près-Herment était sous la nomination  du prieuré du Port-Dieu en Corrèze. Il y avait un prieuré alors annexe du prieuré du Bourg (Bourg-Lastic) .
Le 14 avril 1620 ,
« Frère Claude Du Puy , prieur du prieuré du Bourg et de St Germain, annexe d’icelluy » nomme Michel Gaignière vicaire perpétuel de St Germain-près-Herment qui succédait ainsi à feu Anthoine Roulet.  Ad63 1G763
Le 1er septembre 1631, le même Claude du Puy
« religieux du monastère et couvent du Port Dieu , ordre de St Benoist » nomme Anthoine Desaymars vicaire perpétuel de St Germain-près-Herment après la démission de Blaise Boyon aussi prêtre et chanoine d’Herment.  Ad63 1G763 4
La visite épiscopale de 1737, mentionne encore la dépendance au prieuré du Port-Dieu, mais en 1747, c’est l’Evêque de Clermont qui donne son accord pour la nomination de Jean Sibot à la cure de St Germain-près-Herment . (acte reçu Me Bouyon d’Herment)
La cure et la nomination sont dépendantes de Riom en 1783.
L’église , sous la protection de St Germain, possédait une chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié (ou de Compassion) . L’anniversaire de la consécration de l’église était le 6 août de chaque année.
Une indulgence existait en 1652 pour laquelle un office à Notre Dame de Compassion était célébré le vendredi avant les Rameaux. Le jour du saint patron , de la dédicace et de l’indulgence étaient chômés par les habitants.
La visite paroissiale de 1652 note l’existence d’une confrérie de la nativité Notre Dame à St Germain-près-Herment . Les confrères avaient « obligation à pratiquer les sacrements (…) et exercer les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles les uns envers les autres et envers le prochain » 
Plus aucune confrérie ni indulgence ne sont signalées lors des visites paroissiales suivantes .
Enfin, cette pauvre petite paroisse ne possède aucune fabrique ni aucun fonds pour en établir et n’est représentée que par le seul curé , sans vicaire ni sacristain ni autre ecclésiastique.

Les deux cloches que portait le clocher appelaient aux offices 80 fidèles en 1700, 125 en 1737 et une centaine de communiants en 1783.
Toutefois, le curé Bergheaud en 1782 constate en parlant de ses fidèles  :
"Malgré tous leurs soins ( les curés successifs de St Germain-près-Herment ) ne peuvent les engager à se rendre assidus aux offices de leur paroisse, négligeant d'ailleurs à remplir leur devoir de chrétiens peu instruits, surtout les vieux." 

Les Seigneurs de Barmontel (Barmontet à l'époque) étaient les principaux bienfaiteurs de cette église .
Avant 1700, Madame de Barmontet aurait offert deux ciboires en argent, et la chapelle qui s'appelait chapelle de St Germain aurait appartenu à Monsieur de Villemonté, Seigneur de Barmontet .

 Mr de Villemonté était le seul décimateur de la paroisse, c'est à dire qu'il prélevait l'impôt en nature destiné à l'église (dîme du clergé).  
 


L
'église   ................................................................................................................................................

Si aucune indication sur la date de construction de l’église et du presbytère de St Germain-près-Herment n’est connue, nous possédons au moins quelques informations sur leur disparition en 1793, L’ensemble devient un bien national et fut vendu pour 635 livres tournois et transformé en habitation.  (Tardieu)
Connaître exactement l’architecture de l’église est bien impossible au vu des ruines actuelles et des informations que nous possédons dans les actes anciens.  De ce que nous savons, les bâtiments étaient composés d’une église comportant 2 chapelles, d’un presbytère et d’une grange.

L’église
Une description de l’église fut inscrite dans le compte rendu de la visite de l’évêque le 5 août 1652. L’église possède alors 2 autels. L’autel de St Germain se situe à droite en entrant, celui de Notre Dame de pitié est à gauche.  L’église n’est qu’à moitié voutée, le reste laisse apparaitre une charpente. En 1729, l’évêque mentionne un sanctuaire vouté et une église lambrissée, cachant sans doute la charpente.
En 1652, le clocher comporte 2 cloches.
Les
premières mentions de l’église de St Germain-près-Herment en 1652 ne font pas état d’une quelconque ruine ou négligence d’entretien du bâtiment. Mais 50 ans plus tard, l’évêque ordonne de poser un lambris, de crépir et blanchir, « aux dépens des habitants », les murs de la nef de l’église . A la même époque, le confessionnel en mauvais état est interdit d’usage jusqu’à sa réparation « au dépens du curé ».
Toutes ces rénovations paraissent avoir été réalisées avant la visite de 1729 et l’inspection de 1737 ne signale rien de préoccupant quant à l’état de l’église.
Par la suite, il ne fait aucun doute que l’entretien de l’église de St Germain-près-Herment fut particulièrement négligé par manque d’argent . Le curé Bergheaud écrit, dans un courrier du 27 novembre 1782 adressé à l’évêque de Clermont, que l’église a besoin de beaucoup de réparations et que les faibles revenus de la paroisse et des paroissiens ne permettent pas de les financer. Mais l’humidité des bâtiments n’en améliore pas non plus la conservation . Ainsi, la visite paroissiale de 1783 met en évidence une église vétuste : « Le chœur aurait besoin d’être reblanchi et la couverture ressuivie. La nef est planchée dans un fort mauvais état, elle aurait besoin d’être refaite dans toute sa longueur ainsi que le lambris qui tombe en vétusté (…) . La sacristie ainsi que l’église est très humide, couverte en paille ».
Il semble probable que les réparations n’auront jamais été faites et que c’est une église en très mauvais état qui sera vendue en 1793.

Les chapelles
L’église comporte 2 chapelles : la chapelle de St Germain qui se trouve côté sud et la chapelle de Notre Dame de pitié construite semble-t-il vers 1696 . Cependant, dans le rapport de visite de 1652, on mentionne 2 autels (et non des chapelles) : celui de St Germain et celui de Notre Dame de pitié.

La chapelle de St Germain
Le seigneur de Villemontée, décimateur de St Germain-près-Herment, déclare être propriétaire de cette chapelle en 1783, mais sans titre pour le prouver.
Situé sur le côté droit de l’entrée, l’autel de St Germain est surmonté d’une image du Saint Patron en mauvais état , lequel portrait sera restauré ou brûlé sur ordre de l’évêque après sa visite de 1652. On ne reparle plus de ce portrait par la suite mais 1783 il apparait que « le tableau est délabré et tombe en vétusté ». Le tableau est sans doute le retable de St Germain.

Le maître-autel , celui de St Germain, « très étroit n’ayant que 19 pouces de largeur » (1783) supporte une pierre consacrée, qui dès la visite de 1652, sera jugée trop petite . Elle ne sera sans doute jamais agrandie.
Voici l’état des lieux de la chapelle de St Germain en 1783 : « (…) laquelle est dans un très mauvais état et dans le cas d’être interdite et dont le couvert en très mauvais état ne peut manquer d’opérer la ruine totale de ladite chapelle ».  


Retable de St Germain actuellement dans l'église d'Herment

La chapelle de Notre Dame de Pitié
S’il existait déjà un autel consacré à Notre Dame de Pitié en 1652, la chapelle à proprement parler semble être construite à partir de 1696 . En 1700, l’évêque ordonne la réparation du pavé de la « chapelle » de Notre Dame et interdit son usage tant que son autel ne sera pas agrandi. C’est sans doute à ce moment là  qu’une chapelle plus grande sera construite. Elle est située au côté nord de l’église, à gauche en entrant.  
Mais 30 ans plus tard, cet endroit présente déjà un réel danger d’éboulement, sans que rien ne soit fait par la suite puisqu’en 1754, le curé Sibot s’alarme de l’état de cette chapelle. En effet, une porte soutenue par des montants de bois et percée dans la voute de cette chapelle afin d’accéder à la sacristie attenante menace de s’écrouler. La pression exercée par cette voute a déjà poussé considérablement les murs tant dans la sacristie qu’au dehors , condamnant l’accès à la chapelle et à la sacristie.
La paroisse étant très pauvre, les habitants refusent de réparer la chapelle prétextant que celle-ci a été construite contre leur volonté et que leur église est bien assez grande sans elle.
Le curé, fort mal logé selon lui dans une petite cuisine, demande l’autorisation d’abattre la dite chapelle pour aménager deux chambres. L’évêque obtempéra à sa requête et seul subsistera dans l’église l’autel de Notre Dame de Pitié.


Retable de Notre-Dame de Pitié actuellement dans l'église d'Herment

La sacristie
Son accès présentait sans doute un risque réel dès 1729 puisque la chapelle de  Notre Dame de Pitié qui la jouxte menace déjà de s’écrouler.
La sacristie n’est plus en fonction en 1754 lorsque le curé Sibot réclame a transformation en chambre pour lui-même.
Elle était toutefois lambrissée mais très humide et froide.   

Le presbytère
Identique aux autres bâtiments quant à sa vétusté, le presbytère est en ruine, ou « du moins prochainement » en 1737. On parle de « réparations urgentes » à y entreprendre en 1783.
Ses réparations étant aux dépens des habitants et du curé, il est probable qu’elles n’ont jamais été faites.

 


Les lieux de sépulture 
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Avant 1740, les curés omettent le plus souvent de préciser si le corps est enterré dans le cimetière ou dans l’église.
En général, les nobles et les bourgeois se faisaient enterrer dans l’église , le prix de la sépulture étant sans doute plus élevé.
Par la suite, un édit du 10 mars 1776 interdit d’enterrer dans les églises et le curé Raboisson sera le dernier, à St Germain-près-Herment, à bénéficier de ce privilège le 10 avril 1777.

Listes des défunts connus enterrés dans l’église

Louis Ciestre

Curé

10 mars 1735

 

De Villelume Marie

 

20 novembre 1738

1,5 an

Lamouroux Jean

 

11 mai 1739

65 ans

Sertillange Antoine

 

18 avril 1740

55

Solignat Pierre

 

18 mars 1745

50

Monteil François

 

20 février 1748

80

Mege Anne

Femme de Marien Chazot

20 avril 1750

65

Legoy Marguerite

Femme de François Parry

5 décembre 1750

35

Passelaigue Catherine

Femme de Jacques Chazot

21 août 1751

32

Murol Anne

Veuve d’Antoine Gorce

2 janvier 1761

71

Brunet Antoine

 

30 octobre  1758

60

De Villelume Françoise

Epouse Antoine Sertillange

23 mars 1761

60

Rouget Anne

Epouse Jean de Villelume

21 septembre 1762

67

Carvanier Anne

Epouse Jacques Chazot

30 mai 1764

38

De Paneveyre Magdeleine

Epouse Jean Sertillange

29 juillet 1764

33

De Villelume Claudine

 

10 août 1770

80

Chazot Marien

 

19 avril 1771

81

Sertillange Jullien

Fils de Jean et Anne Jallat

15 novembre 1771

3

De Villelume

Fille de Jean et Anne Rouget

1 mai 1772

36

Sertillange Jean

 

26 août 1772

50

Sertillange Antoine

 

5 octobre 1772

58

Sibot Jean

curé

28 novembre 1772

80

Collange Jean

Fils de Gervais et Toinette Johannel

24 octobre 1774

2 mois

Dubois de St Julien Marguerite

 

20 juillet 1776

1

Raboisson Jean

curé

10 avril 1777

30

 Listes des défunts enterrés dans la chapelle de Notre Dame

Chazot Marien

Fils de Jean et Marie Garmaze

7 janvier 1757

6 ans

 


Les fondations 
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En 1782, le curé Bergheaud récapitule les revenus de la cure de St Germain-près-Herment qui s’élèvent globalement en « année commune » à 700 livres.

Les dons et fondations
En 1652, le curé de St Germain-près-Herment recevait 6 à 7 livres de rente pour les fondations en faveur de l’église.  (visite paroissiale)
Le 9 décembre 1677 , par son testament chez Me Menudel d’Herment , Jeanne Bouyon, épouse de Gilbert de Villelume et habitant le lieu-dit de Bourrassat à St Germain-près-Herment , fonde une rente annuelle de 4 livres pour la célébration de 4 messes par an dites en l’église de sa paroisse. Ces 4 messes durant lesquelles seront chantées les litanies de la Vierge avaient lieu à Notre-Dame de mars, à Notre-Dame d’août, à Notre-Dame de septembre et à Notre-Dame de chandeleur. Les cloches seront sonnées le matin et le soir de ces quatre jours. Jeanne Bouyon sera enterrée en l’église d’Herment et fonde aussi pour celle-ci.  (Ad63 19G20)
Le 8 septembre 1686, Françoise de Villelume , fille de feu Gibert du même lieu de Bourrassat , teste chez Me Gorce . Elle fonde une rente annuelle et perpétuelle de 6 livres pour « faire prier Dieu » pour le repos de son âme et de ses prédécesseurs. (Ad63L4236)
Le 26 novembre 1728, le curé Louis Ciestre reçoit les dernières volontés de Catherine Chaderon , veuve de Vincent Merle. Celle-ci souhaite être enterrée dans l’église de St Germain-près-Herment et verse 12 livres audit curé pour son enterrement, la quarantaine (messe dite 40 jours après le décès) et le bout de l’an (messe anniversaire) . Et pour une messe à haute voix de requiem, le jour de la sainte Catherine , elle donne à la cure une parcelle de terre nommée l’oche du monteau d’une surface de 3 quartelées (env. 30 ares)  (Ad63 L4236)
En 1729, le curé doit acquitter environ 40 messes fondées sur 2 prés d’environs 5 chars de foin et 3 septérées de terre, ainsi que sur 20 livres d’argent. 
En 1737, Jean Bourret fait état d’environ 20 livres de fondations
(visite paroissiale)
Le 1er juin 1743, Anne Murol veuve d’Antoine Gorce , Sr du Boisset, fonde une procession le jour de Notre Dame de Pitié qui devait se rendre jusqu’à la croix de Farges nommée « le tombeau de Notre Dame »  Anne Murol est enterrée dans l’église de St Germain-près-Herment le 2 janvier 1761, tout comme son arrière-petite-fille Marguerite Françoise Dubois de Margeride décédée à l’âge d’un an en 1776 et originaire de Lastic . (Tardieu)
Par son testament reçu par Me Peyronnet d’Herment le 4 août 1767, Gabrielle Solignat , célibataire habitant au Chadaux-St Germain-près-Herment, fait un don de 20 livres au curé de St Germain-près-Herment afin qu’il dise « des messes basses qu’il sera tenu d’acquitter le plus promptement qu’il lui sera possible » . Gabrielle Solignat est ensevelie le 29 décembre 1776 dans le cimetière de St Germain-près-Herment à l’âge de 73 ans.
Françoise de Villelume, veuve d’Anthoine Sertillange est inhumée dans l’église de St Germain-près-Herment « sous réserve de dédommager la fabrique » le 23 mars 1761
.    
La visite épiscopale de 1783 révèle que la cure touche 21 livres 10 sols de fondations , mais que 12 autres livres ne sont plus payées depuis longtemps en l’absence de titres pour les exiger. 
En 1790, la cure possède à titre de fondation deux champs et un pré qui rapportent la somme de 129 livres. Lors de la déclaration des biens, revenus et charges de la cure de St Germain-près-Herment de la même année , Etienne Bergheaud écrit qu’il doit , à titre de fondations, célébrer 73 messes chantées ou basses par an, faire d’autres prières et notamment une procession , chanter vêpres tous les dimanches et fêtes de l’année.  Le curé et maire Bergheaud confirme une somme de 21 livres 11 sols de fondation payées en argent.

Les curés de Saint Germain-près-Herment ................................................................
 

Les registres paroissiaux les plus anciens contiennent quelques actes de 1600 à 1605  signés Terrade  puis de 1632-1633 signés Desaymard et couvrent ensuite la période 1696-1792 avec quelques lacunes , comme les années 1717 à 1720 et 1728 à 1736.

Louis Neyme
Il est le premier curé connu de St Germain-près-Herment en 1566. Il est cité le 2 mai 1566 dans un acte du Chapitre d’Herment relatif aux terres de la famille Neyme au lieu-dit de Bourassat à St Germain-près-Herment  
(Ad63 chapitre d’Herment 19G82)
Jacques Viandon
Annet Le Peytre

Il exerça de 1573 à 1592
(Tardieu)  . D’après le fonds Adam, il est mis en possession de la cure de St Germain-près-Herment en 1570 par Jacques Viandon alors prêtre de ladite paroisse.
Antoine Terrade

Nous trouvons des signatures de ce curé Terrade de 1600 à 1605 dans les registres paroissiaux . Antoine Terrade décède en 1608.
Anthoine Roulet
Il est vicaire perpétuel de St Germain-près-Herment jusqu’à son décès en 1620.
Michel Gaignière
Originaire de la ville d’Herment, il est nommé vicaire perpétuel de St Germain-près-Herment le 14 avril 1620 , succédant à feu Anthoine Roulet.
(Ad63 1G763)
Blaise Bouyon
Prêtre et chanoine d’Herment, il est fils de Durand et Marguerite Arnaud . Il démissionne de la cure de St Germain-près-Herment en 1631.
Anthoine Desaymars
Aussi prêtre de Verneugheol , il est nommé le 1er septembre 1631. La signature d’Anthoine Desaymars apparait dans les registres paroissiaux en 1633.
Jullien Battud
Fils d’Anthoine et Peyronnelle Barnicaud de La Prébière à St Germain-près-Herment , il devient prêtre en 1674.  Il signe son dernier acte le 2 janvier 1706. Les registres paroissiaux nous apprennent que le curé Battud avait un valet nommé Nicolas Barrier qui épouse Marie Leblanc de Sauvagnat-près-herment le 23 février 1700 à St Germain-près-Herment . Son frère Jullien Battud est curé de St Oradoux-près-Crocq (Creuse) jusqu'en  1718  .
(Ad63 fonds Adam)
Gaspard de Ségonzat
Il succède à Jullien Battud jusqu’en 1719 . Maître écuyer, prêtre au prieuré de St Loup de la Daigue (La Courtine -Creuse) en 1678.
(Il est parrain d’un enfant à Eygurande vue 15)
Louis Ciestre
Chanoine d’Herment, apparait dans les registres en 1721. Il est le fils de Gabriel et Michelle Bessière d’Herment . C’est le curé Jean Bourret dit Roche , son successeur à St Germain-près-Herment, qui signe son acte de décès le 10 mars 1735 dans les registres d’Herment où il est mentionné que Louis Ciestre est enterré dans l’église de St Germain-près-Herment .
Jean Bourret dit Roche
Originaire de Tourniac (Cantal) et fils d’Antoine et Louise Lamouroux, il est vicaire de Verneugheol puis chanoine d’Herment en 1730. Il est curé de Chaussenac (Cantal) de 1747 à 1752 et décède dans cette même commune le 30 mai 1758 à l’âge de 60 ans .
Le curé Bourret Roche signe son dernier acte à St Germain-près-Herment le 27 mai 1743, remplacé le 21 juillet 1743 par Jean-Baptiste Cohade , prêtre et chanoine d’Herment qui signe pour le curé absent.

Jean-Baptiste Cohade

Il est le fils d’Antoine Cohade et Gabrielle Rauzet d’Herment et petit-fils d’Etienne Rauzet et Anne Desaymars .
(Ad63 fonds Adam ) Le 18 novembre 1743, Cohade est curé de St Germain-près-Herment. Le 21 mai 1747 , il signe son dernier acte. Né le 7 avril 1704 , il décède le 4 août 1747 , enterré dans l’église d’Herment le lendemain.
Jean Sibot
Il prend possession de la cure de St Germain-près-Herment le 19 août 1747 par acte passé chez Me Bouyon d’Herment . Il décède le 27 novembre 1772 à l’âge de 80 ans alors qu’il n’est plus curé de la paroisse et signe ses derniers actes « J.Sibot, ancien curé »

Jean Raboisson

Successeur de Jean Sibot, il meurt à l’âge de 30 ans, le 10 avril 1777. Son acte de décès est signé par « Florand, prêtre chanoine ». Jean Raboisson sera le dernier défunt à être enterré dans l’église de St Germain-près-Herment .
Etienne Bergheaud
Il sera le dernier curé de St Germain-près-Herment où il officiera de 1777 à 1792. Dans les registres paroissiaux,  son dernier acte de baptême est daté du 22 août 1792  et le dernier acte d’inhumation du 1er juillet de la même année. Il avait un domestique , Antoine Tinet en 1779. 
 

Voir : La vie du dernier curé de St Germain-près-Herment  (cliquez )

Les visites pastorales ....................................................................................................................

L' évêque de Clermont effectuait régulièrement des visites aux différentes paroisses.
Il établissait alors un procès-verbal ordonnant telle réparation ou telle modification, le plus souvent    "
aux frais des habitants et à la diligence du curé " .
La visite pastorale de 1783 nous informe clairement  sur le mauvais état général des bâtiments, qu'il s'agisse de l'église, de la chapelle,
du presbytère ou du  cimetière.
Le plancher et les lambris de la nef sont vétustes, la sacristie ainsi que l'église couvertes de paille sont très humides, la couverture devant être refaite,  l'usage de la chapelle qui recevait le St  Sacrement tous les jeudis est interdit suite aux risques d'écroulement de la toiture,
le cimetière aurait besoin d'une clôture et d'une porte pour empêcher l'accès des bestiaux.
Quant au presbytère, il était  présenté ainsi : "
dans un très mauvais état, menaçant ruine de toute part, hors d'état d'être réparé ".
dates des visites pastorales évêque de Clermont en visite

curé de St Germain-près-Herment

août 1652     Louis d'Estaing Antoine Desaymard 
août 1700    François Bochart de Saron Julien Battud 
mai 1729  Jean-Baptiste Massillon Louis Ciestre
août 1737   Jean-Baptiste Massillon Jean Bourret  
octobre 1783  François de Bonal Etienne Bergheaud

       visitez : Procès Verbal de la visite de 1783 (extraits) 

 

La Révolution  ..................................................................................................................................... 

A la Révolution, le curé réfractaire Etienne Bergheaud quitte une bien triste église pour se cacher, dit-on, à Villedemange.
Il emporte avec lui les vêtements sacerdotaux qu'il dissimule dans un four à pain.
Cependant, Etienne Bergheaud continuera d'officier à St Germain-près-Herment jusqu'en 1792,
date de la dernière page des registres paroissiaux ainsi qu'à Lastic où il officiera clandestinement.
Il est arrêté en 1793 et condamné à la déportation. La même année, son église et les annexes sont vendues et transformées en habitation.
Etienne Bergheaud sera réhabilité et il décède à Rochefort-Montagne où il était curé, le 10 février 1807 à 72 ans .

 Voir : La vie du dernier curé de St Germain-près-Herment  (cliquez )


19 ème siècle
  
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Après la Révolution, et pendant de nombreuses décennies, St Germain-près-Herment va rester
« une simple expression géographique et administrative puisqu’on n’y trouve ni mairie, ni église, ni cimetière" (et pourrait-on rajouter « ni école »)  
( lettre de l’inspecteur académique au Préfet du Puy de Dôme en 1926 ) 

La commune dépendra dorénavant d’Herment et de Lastic pour le 'spirituel'.

Déjà en 1782, les habitants de St Germain-près-Herment se rendaient nombreux aux offices à Herment , délaissant leur paroisse.
Mais après la Révolution et plus particulièrement après la transformation de l’église et du presbytère en maison d’habitation, la population n’a plus d’autre choix que de se rendre à Herment pour la pratique de la religion.  En 1803, le lieu-dit de Montelbrut demande son rattachement à St Germain-près-Herment quittant ainsi la commune de La Roche-près-Feyt en Corrèze. Leurs habitants préfèrent se rendre à l’église de Lastic dont ils sont plus proches.

1- La dépendance religieuse à Herment
Le 28 mars 1822 , un compte rendu du conseil municipal de St Germain-près-Herment fait mention du désir par la commune d’acquérir une maison presbytérale à Herment nécessitant pour cela le vote d’une imposition extraordinaire . Le 31 mars, le maire explique à ses conseillers que « la commune de St Germain fait partie , pour le spirituel, de celle d’Herment et qu’il parait juste et convenable que ses habitants contribuent dans la proportion de leur impôts aux frais de l’acquisition de la maison presbytérale d’Herment » (registres des comptes rendus des réunions municipales-Mairie de St Germain-près-Herment )
Après de longues délibérations entre les 2 communes, il est décidé que St Germain-près-Herment ne paiera qu’un loyer à la commune d’Herment pour l’usage de sa maison presbytérale.  
Bien sûr, la location comprend l’usage du cimetière d’Herment.

Ainsi, le conseil municipal du 10 juin 1892 de la commune d’Herment décide ce qui suit :
« fixe savoir 1° A la somme de 35 francs et 15 centimes le chiffre de la location annuelle de la commune de St Germain pour l’usage de ses sépultures ordinaires dans le cimetière d’Herment sans pouvoir prétendre toutefois à aucun droit sur le produit des concessions
ci ………. 35.15
2° A 67 francs 70 centimes sa part contributive annuelle dans l’indemnité de logement du ministre du culte         ci……….. 67.70
soit au total 102.85 »

La réponse de St Germain-près-Herment ne se fait pas attendre ; le conseil rejette en bloc les revendications d’Herment , précisant que « dans le cas où Herment refuserait de s’arranger avec St Germain, la commune de St Germain est décidée à construire un cimetière sur son propre territoire ainsi que d’édifier une chapelle pour le service d’un culte »  

2. La dépendance religieuse à Lastic
Lors de l’établissement du loyer que la commune devra payer à celle d’Herment, il est accepté que les habitants de Montelbrut n’en payeront qu’une partie. Les habitants de ce lieu-dit préférant se rendre à Lastic, ne cesseront de manifester leur mécontentement quant à leur participation du loyer destiné à Herment . Ainsi, les membres du conseil , Lepeytre, Ussel et Besse habitant Montelbrut , refuseront de signer le compte rendu de séance du 5 décembre 1826 relatif aux arrérages du loyer du presbytère d’Herment.   
Les habitants du Betz et du bois de Ligny dépendent aussi de Lastic pour l’exercice du spirituel mais aussi pour l’école , et alliés à ceux de Montelbrut, ils demandent tout  simplement leur rattachement administratif à la commune de Lastic en aôut 1884. Cette demande sera rejetée par St Germain-près-Herment.
Le 11 février 1894 , la commune étudie l’indemnité demandée par Lastic à St Germain-près-Herment pour le droit des habitants à être inhumés dans le cimetière, indemnité jusque là inexistante. St Germain-près-Herment propose alors de payer une location de 40 francs, mais oblige la commune de Lastic à construire un autre cimetière puisque celui actuel se révèle trop petit et insalubre.


 


Un projet
  
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En 1829, St Germain-près-Herment projette de construire une église et un cimetière.
Le Maire écrit au Préfet pour demander une aide financière :
"La cure de St Germain possédait autrefois diverses propriétés. Le gouvernement d’alors s’en empara et les vendit, ainsi que l’église,
le cimetière, presbytère et jardin et en toucha le prix. Ma commune dont les villages sont disséminés de loin en loin désirerait construire
ce qu’on lui a ôté (…) et de vouloir bien lui procurer secours quelconque pour l’aider à construire ce que la révolution lui a enlevé (…)
"
Le projet n’aboutira pas.
 


Les Missions   ....................................................................................................................................

A partir du 19ème siècle, des missions catholiques s'organisent partout dans la région afin de ranimer la foi des habitants.
Le prêtre visitait chaque foyer, prêchait, confessait, faisait des processions et pour clore la mission, on dressait une croix à l’occasion d’une grande fête.
Les croix érigées étaient financées généralement par le propriétaire du terrain où elle reposait .
Il existe au moins 6 croix de mission à St Germain-près-Herment : 3 à Montelbrut  des missions de Lastic en 1957 
et 3 à Farges des missions d’Herment de 1891 – 1965 – 1976 .

 

 

 

 

 

croix de mission d'Herment à Farges

Une tradition ..............................................................................................................

Difficile de prouver que lors de la construction de leur maison , les auvergnats pratiquaient des sacrifices d'animaux dont les carcasses étaient enfouies sous les fondations afin de la protéger des mauvais esprits !
En tout cas , divers objets symboliques étaient associés à la construction comme ces croix en fond de bouteilles très répandues en Combrailles .
La pose de la première pierre de l'édifice était l'occasion d'une fête durant laquelle on buvait du vin . Les bouteilles consommées étaient conservées et incluses en forme de croix sur un pignon de la maison ou de la grange .

 

Inclusions de bouteilles
en forme de croix
sur des maisons de Farges
à St Germain-près-Herment

                                                                                                  

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